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Entete IPv6 : Comparaison des entetes IPv4 et IPv6

Entete IPv6 : Une entete IPv6 est plus grosse en taille qu’en IPv4, car les adresses de la version 6 sont bien plus longues !

Par contre, elle a bien été épurée, car elle contient beaucoup moins de champs !

|Voici une en-tête IPv4.


Elle contient, en tout, 14 champs.
Le champ « Options » tout en bas est facultatif, et le champ padding, juste à côté, permet de combler le champ option, pour que l’en-tête fasse bien 32 bits en tout.

Comme vous pouvez le voir, |l’en-tête IPv4 fait 20 octets.

Les 7 champs qui sont représentés en rouge n’existent plus en IPv6.

|Le champ qui correspond à la Longueur de l’en-tête a été supprimé, car l’entête IPv4 à une longueur variable, tandis qu’en IPv6, elle est fixée 40 octets, et n’est pas variable.

|Les champs qui servent à la Framentation n’existent plus non plus, car en ipv6 ,les routeurs ne traitent plus la fragmentation. 

Ce sont les hôtes qui ont cette responsabilité !

C’est eux qui se chargent de la fragmentation, si la taille maximum du paquet a été dépasser !

|Le champ «Checksum » qui permet de détecter les erreurs de transfert est supprimé, car en IPv6, c’est la couche «  liaison de données » qui effectue cette vérification.

|Et les champs « Options » et « padding » ne servent plus en IPv6 !

Quant aux autres champs, ils sont quasiment inchangés en IPv6.

|Et voici la représentation d’une en-tête IPv6 !

|Ici, on voit qu’elle tient sur 40 octets, au lieu de 20 pour l’IPv4 !

Alors on pourrait se demander, comment ça se fait qu’il y’a moins de champs ,et qu’elle est 2x fois plus grande ?

Et bien c’est à cause des adresses IPv6 dans les champs source et destination, qui sont 4 x plus grands qu’en ipv4, car ils sont écrits en 128 bits au lieu de 32.

L’entete IPv6 contient huit champs :

  • |Le champ Version: est simplement la version du protocole. 6 pour l’IPv6, et 4 pour l’IPv4.
  • |Le champ Traffic Class:  est similaire |au champ ToS de l’IPv4. Il permet de marquer une priorité sur les paquets sortants.
  • |Le nouveau champ Flow Label:  est utilisé pour marquer les flux avec des valeurs différentes, afin de pouvoir les différencier sur le réseau !
    Très utile pour les routeurs, quand ils |doivent traiter de la QOS !
  • |Le champ Payload : corresponds au |champ «Total Length » de l’IPv4.
  • |Le Next Header:  permets d’identifier l’en-tête suivante.
  • |Le Hop Limit: indique le nombre maximum de sauts, qu’un paquet IP puisse faire. 

Ça commence à 255 et à chaque fois que le paquet traverse un routeur, et bien ce chiffre est décrémenté. 

Ce qui veut dire qu’un paquet IPv6 peut faire un maximum de 254 sauts avant qu’il ne soit supprimé. 

Ça permet d’éviter que les paquets circulent indéfiniment, s’il y a une erreur de routage.

  • |Et le champ « Source Adresse »:  identifie la source du paquet.
  • |Et « Destination Adresse »:  pour la destination du paquet.

ICMPv6

|Voyons maintenant en détail la composition d’un paquet ICMPv6 !

Il fait la même chose qu’en IPv4, c’est-à-dire qu’il permet aussi de faire des tests de diagnostic et de signaler des problèmes, mais avec des fonctionnalités en + ! 

  • |Le champ « Type » identifie le type de message ICMP . 
  • |Le champ « Code » donne des détails sur le type de message. 
  • |Le champ « checksum » représente la validité du paquet à la couche 3
  • |Et le champ « Data » contient les infos de diagnostics, qui sont envoyées au récepteur.

Pour informer au récepteur, qu’il s’agit d’un paquet ICMPv6, | le champ next header de l’en-tête, aura une valeur réglée sur « 56 »

NCP = Neighbor Discovery Protocol

On va maintenant parler du protocole NDP !

C’est un protocole utilisé en IPv6, qui travaille à la couche 3 et qui permet de découvrir ces voisins de proximité. C’est-à-dire du même lien !

Le NDP de l’IPv6 fournit des services très similaires à ARP en IPv4, avec en +, quelques améliorations, comme la possibilité de détecter des systèmes inaccessibles.  

|Il fonctionne avec cinq types de paquets ICMPv6 :

  1. |Le message de sollicitation permet à un hôte de demander à tous les routeurs présents de lui envoyer une annonce, afin qu’il l’enregistre dans sa liste de voisins.
  2. |Le message d’annonce, permets au routeur d’avertir sa présence, à tous les nœuds qui sont connectés à lui. C’est un paquet qui répond périodiquement au message de sollicitation.
  3. |Le message de sollicitation du voisin, à 3 fonctions.
    1. Il permet tout d’abord à un nœud de déterminer l’IP de son destinataire. Cette fonction est identique au protocole ARP de l’IPv4.
    2. Il permet aussi de vérifier si l’équipement est bien accessible.
    3. Et enfin, pendant l’autoconfiguration de l’adresse IP, il va pouvoir aller vérifier si elle n’est utilisée par ses voisins !
  4. |Le message d’annonce du voisin est utilisé pour répondre au message précédent. Les sollicitations du voisin.
  5. |Et le message du type 137 permet aux routeurs de signaler aux hôtes qu’un meilleur chemin existe pour une destination.

Autoconfiguration sans état « Stateless » (SLAAC)

Pour terminer ce cours, on va parler de l’autoconfiguration sans état, qui est l’une des grandes nouveautés de l’IPv6.

Elle permet à chaque équipement présent sur le réseau de s’attribuer automatiquement une adresse IPv6, à partir des informations que donne le routeur |dans ces messages d’annonce !

Pour ça, il va récupérer le préfixe de l’adresse IPv6, obtenu ces, pour la combiner avec l’adresse MAC de sa propre interface, avec la |méthode EUI-64.

C’est-à-dire qu’il va ajouter « FF:FE » au milieu de sa Mac adresse.

|La commande « ipv6 address autoconfig » permet une autoconfiguration sans état sur les interfaces de routeurs.

Et si on ajoute l’option | [default] , le routeur se désignera comme la passerelle par défaut pour ce lien !

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